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Normes, déviances, insertions
Un ouvrage sous la direction de Gérard Mauger, José Luis Moreno Pestaña, Marta Roca i Escoda
Cet ouvrage a pour objet les représentations profanes et savantes de la déviance ainsi que les usages politiques et scientifiques qui en sont faits. Trois logiques distinctes, bien que les inter-férences entre elles soient fréquentes, structurent ces représentations.
La première section s’interroge sur les conditions qui permettent de comprendre qu’une pratique – individuelle ou collective, privée ou publique – puisse être « labellisée » comme déviante au sein du champ politique. La deuxième section montre comment des experts délimitent des « expériences de rupture », en les introduisant dans un champ de discours où la distinction entre « le vrai » et « le faux » définit, dans un même mouvement, « le normal » et « l’anormal ». La troisième section étudie les processus auxquels sont soumis des sujets définis comme « anormaux » et les effets – qu’ils soient recherchés ou pervers – de ces dispositifs de « normalisation ».
Les travaux rassemblés dans cet ouvrage permettent de confronter diverses « scènes » où apparaissent des pratiques « déviantes » : elles étudient les modalités de leur définition et, le cas échéant, leur réforme.
Ce livre s’inscrit dans le cadre du programme ESSE (« pour un Espace des sciences sociales européen », www.espacesse.org), financé par le 6ème programme cadre de l’Union Européenne.
(Avec des chapitres de Isabelle Coutant, Muriel Darmon, Fabrice Fernandez, Samuel Lézé, Marta Roca, Emmanuel Soutrenon, Gérard Mauger, José Luis Moreno Pestana et Francisco Vazquez)
TABLE DES MATIERES
—Introduction. Gérard Mauger, José Luis Moreno Pestaña, Marta Roca i Escoda
Déviances et codages politiques
—Gérard Mauger. Sur la déviance en politique. L’exemple de l’émeute de novembre 2005
—Marta Roca i Escoda. La problématisation de l’expérience homosexuelle à l’épreuve du Sida en Suisse
—Emmanuel Soutrenon, « L’économie politico-morale des usages du « répressif » et de l’ « assistanciel ». Un débat parlementaire exemplaire ».
Déviances et codages savants
—Samuel Lézé. Déviance émotionnelle et micropolitique du trouble. Eléments pour une théorie de l’autorité charismatique en psychanalyse.
—Stanislas Morel. Des problèmes scolaires aux difficultés psychologiques : reformulations d’une déviance.
—Francisco Vázquez García. La réception du concept d’homosexualité : généalogie d’un objet savant en Espagne
Déviances et institutions de réinsertion
—Isabelle Coutant. Insertion socio-professionnelle et éducation morale de jeunes délinquants
—Muriel Darmon. Déviances corporelles et classes sociales
—Fabrice Fernandez. Au risque de rester « dedans » : le double travail d’ajustement des usagers de drogues incarcérés
—José Luis Moreno Pestaña. L’expérience sociale des troubles alimentaires. De l’exceptionnalité à la chronicité douce
2008, 216 pages. ISBN 978-2-88351-040-1. SFr. 38.—/Euro 26.00 (commander)
Relire Foucault
LA RENCONTRE DES FOLIES
COLLOQUE INTERNATIONAL
CULTURE PSYCHIATRIQUE ET CULTURE JUDICIAIRE
15 ‘ 16 septembre
Grande Halle / Parc de la Villette / Métro Porte de Pantin
9h30 à 18h – Entrée libre Information : 01.40.03.75.75
Prise en charge possible dans le cadre de la formation professionnelle.
Contact : Association TranSFaire
Tel : 01 53 69 08 80 / Fax : 01 53 69 09 99
Dans le cadre de l’Année Européenne du Dialogue Interculturel, le Parc de la Villette organise un grand colloque international portant sur la santé mentale en Europe. A partir de l’oeuvre de Michel Foucault, d’éminentes personnalités du monde psychiatrique, judiciaire et philosophique, s’interrogent sur les notions de responsabilité pénale et de dangerosité dans la société contemporaine.
Ce colloque sera ponctué d’interventions théâtrales mises en scène par Laurence Février qui s’appuiera sur des interviews d’usagers et de personnel de la santé faites dans des hôpitaux psychiatriques.Avec Robert Badinter, Elisabeth Roudinesco, Colin Gordon, Frédéric Gros, Anneke Bolle, Claude Finkelstein, Frédéric Chavaud, Daniel Zagury, Thierry Levy, Denis Salas, Juge E. Ormston, Alain Boulay, Françoise Digneffe, Mario Colucci, Claude-Olivier Doron, Jean-Olivier Viout et le soutien de la Commission européenne, dans le cadre de « 2008 – Année Européenne du Dialogue Interculturel »
Colloque international
Culture psychiatrique et culture judiciaire : relire Michel Foucault
15-16 septembre 2008

avec Robert Badinter, Elisabeth Roudinesco, Colin Gordon, Frédéric Gros, Anneke Bolle, Claude Finkelstein, Frédéric Chavaud, Daniel Zagury, Thierry Levy, Denis Salas, Juge E. Ormston, Alain Boulay, Françoise Digneffe, Mario Colucci, Claude-Olivier Doron, Jean-Olivier Viout.
Programme/Program
Lundi 15 septembre
Foucault et la folie / Foucault and Madness L’expertise psychiatrique / The Psychiatric Examination
Mardi 16 septembre
La responsabilité pénale des malades mentaux / Criminal Responsibility of Mentally Disabled People La « dangerosité » : surveiller et soigner / Dangerosity : Discipline and Cure
Culture psychiatrique et culture judiciaire : Pourquoi relire Foucault aujourd’hui ?
Depuis le 19ème siècle, par le détour de l’expertise psychiatrique, la psychologie de l’inculpé se retrouve au cœur des débats judiciaires. La justice examine à la fois des actes dont le caractère délictueux doit être établi, et des sujets dont la responsabilité doit être évaluée. Aujourd’hui, la prise en compte accrue du ressenti des victimes et des peurs de la société réinterroge les rapports entre le domaine pénal et le domaine médical. De ces rapports toujours instables et conflictuels, Michel Foucault a fait l’histoire ; une histoire qui vise à déranger nos partages trop évidents, nos certitudes prétendument immémoriales. Si le code pénal a évolué, les questions posées par le philosophe à cette entrée du savoir psychiatrique dans le pouvoir judiciaire restent d’actualité : à quelle légitimité prétend l’expertise psychiatrique ? Jusqu’où la justice doit-elle se préoccuper de la psychologie des individus ? A quelles stratégies répond le suivi socio-judiciaire des malades jugés « dangereux » ? Ces trois questions seront abordées au cours d’un colloque qui ne se propose pas tant de commenter Foucault, que d’utiliser certaines de ses grilles de lecture pour analyser l’inquiétude actuelle des professionnels et des usagers. A l’heure où la santé mentale devient un enjeu de la politique commune européenne, ce colloque se veut international. Mais pourquoi revenir aujourd’hui à une pensée qui a accompagné les combats d’hier, liés à un contexte médical différent, comme ceux de l’antipsychiatrie ? Publié en 1961, L’Histoire de la folie est devenu un ouvrage classique, au risque d’être classé, comme un monument. Sa thèse principale semble aussi connue que contestée. L’actualité éditoriale internationale nous invite cependant à souffler la poussière accumulée. Dans les pays de langue anglaise, ce n’est que l’an dernier que le grand public a pu accéder à la première traduction intégrale de L’Histoire de la folie. A travers le monde, la publication des cours au Collège de France, entamée en France en 1997, a profondément renouvelé notre approche de l’oeuvre foucaldienne. Au sein de ce corpus foisonnant, les deux cours consacrés à la psychiatrie (1973-1974 : Le pouvoir psychiatrique et 1974-1975 : Les anormaux) opèrent des déplacements importants par rapport au travail inaugural de 1961. Pour une jeune génération de chercheurs, relire Foucault a d’abord été synonyme de l’entendre pour la première fois. Par ailleurs, le philosophe français a été particulièrement sensible à la dramaturgie de la folie qui a habité notre culture, de Calderon à Artaud. Le lieu même de La Villette nous invite à honorer cet aspect, en offrant la possibilité, conjointement au colloque, de découvrir les oeuvres réalisées par Yayoi Kusama et d’entendre les paroles collectées par Laurence Fevrier, comédienne et metteur en scène.
Comité scientifique
- Philippe Artières, Historien, chargé de recherche LAHIC-CNRS
- Daniel Defert, Sociologue, maître de conférences à l’université Paris VIII
- Claude Finkelstein, Présidente de la Fédération Nationale des Associations de Patients et ex-patients en Psychiatrie
- François Gibault, Avocat à la Cour d’appel de Paris
- Tim Greacen, Psychologue, directeur du laboratoire de recherche de l’EPS Maison Blanche
- Frédéric Gros, Philosophe, professeur à l’université Paris XII
- Jean-Louis Senon, Psychiatre, professeur à la Faculté de Médecine, Université de Poitiers
Programme provisoire – sous réserve de modificationLundi 15 septembre :
1.Foucault et la folie
- 09h30 Lecture de la préface à L’Histoire de la folie (1961) (Laurence Février)
- 09h45 Mme Elisabeth Roudinesco. « Michel Foucault à l’heure des nouvelles pratiques psychiatriques » »
- 10h30 DUO : M. Colin Gordon (GB) et M. Frédéric Gros. « L’Histoire de la folie : un livre en débat. »
- 11h15 Lecture d’un texte de Michel Foucault. (Laurence Février)
- 11h30 Maître Robert Badinter. « Justice et psychiatrie à l’aube du XXIème siècle. »
- 12h00 Débat
- 12h30 Pause
2.L’expertise psychiatrique en questions
- 14h00 « Culture psychiatrique et culture judiciaire : inquiétudes en Europe » – Table ronde avec quatre représentants d’associations européennes d’usagers de la psychiatrie : Mme Anneke Bolle (Pays-Bas), Pologne, Portugal, France. – Animation : Mme Claude Finkelstein (France) – intervention des acteurs de Laurence Février
- 15h00 M. Frédéric Chauvaud. L’expertise psychiatrique chez Michel Foucault.
- 15h30 Questions du public
- 15h45 Pause
- 16h00 Dr. Daniel Zagury. Pratiques et risques de l’expertise.
- 16h45 Maître Thierry Levy. Droits de la défense et savoir du crime.
- 17h15 Table ronde finale ‘ questions du public
- 18h00 Fin
Mardi 16 septembre :
3.La responsabilité pénale des malades mentaux
- 09h30 Ouverture
- 09h45 M. Denis Salas. « Juger ou ne pas juger : réflexions sur le non lieu et le biopouvoir »
- 10h15 Juge E. Ormston (Canada). « Toronto’s exemplary Court of Mental Health »
- 10h45 Intervention des acteurs de Laurence Février
- 11h00 DUO : parole des usagers de la psychiatrie / parole des victimes de crimes Mme Claude Finkelstein et M. Alain Boulay
- 11h45 Table ronde générale ‘ questions du public
- 12h30 Pause
4.La dangerosité : surveiller et soigner
- 14h00 Mme Françoise Digneffe (Belgique). « Généalogie du concept de dangerosité »
- 14h30 Intervention des acteurs de Laurence Février
- 14h45 Dr. Mario Colucci (Italie). « La dangerosité en psychiatrie : la réponse italienne »
- 15h15 Questions du public
- 15h30 Pause
- 15h45 M. Claude-Olivier Doron. « Délinquance sexuelle et dispositifs de sécurité ».
- 16h30 M. Jean-Olivier Viout. « Moyens et ambiguïtés du suivi socio-judiciaire »
- 17h00 Table ronde finale ‘ questions du public
- 18h00 Fin.
Terrains d’Asiles. Corps, espaces, politiques

Frontière mexicaine, côté San-Diego, Californie, USA. Photo : Daniel Mermet – mars 2008
Colloque international
18, 19 et 20 septembre 2008
EHESS, 105 boulevard Raspail 75006 Paris
Colloque organisé par le Programme Asiles
« Corps des victimes, espaces du sujet.
Réfugiés, sinistrés et clandestins, de l’expérience au témoignage »
ACI « Terrains, Techniques, Théories »,
Ministère de la Recherche et Agence Nationale de la Recherche 2004-2008
Partenaires :
– Centre d’Études Africaines(CEAf-UMR 194 EHESS/IRD) http://ceaf. ehess.fr/
– Institut de recherche sur les enjeux sociaux(IRIS-UMR 8156-723 EHESS / CNRS / INSERM / Université Paris 13) http://iris. ehess.fr/
– Travaux Études et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile (Réseau scientifique TERRA) http://terra. rezo.net/ article694. html
Comité scientifique du Colloque : Michel Agier, Rémy Bazenguissa- Ganga, Marc Bernardot, Didier Fassin, Richard Rechtman, Jérôme Valluy.
Secrétariat du colloque : Alice Corbet, Centre d’études africaines, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris. Tel 01 53 63 56 50
Présentation
Les déplacements de personnes et/ou de populations en situation précaire sur les plans physique ou juridique, économique ou social, constituent un fait majeur des sociétés contemporaines. Que ces déplacements soient contraints par des persécutions ou par des guerres, des catastrophes ou la misère, ils concernent plusieurs dizaines de millions d’individus dans le monde. Intégrant le clivage global entre Nord et Sud, l’exil se fait d’abord au sein même des pays d’Afrique, d’Asie, du Proche-Orient ou d’Amérique latine, puis entre les pays d’un même continent, enfin en se déplaçant vers un autre continent, et notamment vers l’Europe au sein de laquelle les parcours peuvent se poursuivre.. .
Réfugiés, déplacés, sinistrés, demandeurs d’asile, retenus, maintenus, tolérés, déboutés, refoulés, retournés, reconduits… à ces catégories institutionnelles de classement, d’identification et de gestion des personnes en déplacement, « en instance » ou mises à l’écart, sont associés trois grands registres de pratiques et représentations, qui formeront les trois thèmes majeurs du Colloque – les corps, les espaces et les politiques.
Les représentations du corps et de la personne seront examinées autour notamment des figures de la victime, de la souffrance, de la vulnérabilité. Lieu d’inscription des violences, le corps est aussi une ressource mobilisée devant les institutions. En devenant attestation de la violence, il permet une forme de reconnaissance, et il peut être le lieu d’une possible réparation. Plus généralement, on s’intéressera à la formation d’une conception de la personne au-delà des aires géoculturelles classiques, et dans les contextes durables que créent aujourd’hui les violences, les mises à l’écart et l’assistance humanitaire.
Les espaces de transit et de confinement feront l’objet d’un second ensemble de réflexions. Ces espaces sont soumis ponctuellement ou durablement à des interventions de contrôle et d’assistance. Gérés comme des espaces d’exception, lieux d’intervention humanitaire et/ou militaire, ils peuvent être aussi, dans la durée, le cadre de mises en œuvre de nouvelles formes d’urbanité, de dynamiques culturelles et politiques, de transformations sociales et identitaires.
Enfin, la question des politiques de contrôle, d’assistance et de mise à l’écart, sera examinée, notamment grâce à des études de cas dans les grandes organisations non gouvernementales et onusiennes, mais aussi des dispositifs mis en œuvre par les États. Nous nous proposons ainsi de comprendre les interactions entre, d’une part, des logiques de contrôle, voire de répression, d’autre part, des logiques d’assistance, souvent dans un cadre humanitaire. Nous nous intéresserons par exemple aux opérations de production de jugement sur le bien-fondé des demandes d’asile ou aux relations politiques entre agences onusiennes et gouvernements nationaux. Enfin, face aux stratégies institutionnelles, une égale attention sera portée à l’enquête sur les stratégies individuelles ou collectives de confrontation, négociation, polémique qui se développent sur les scènes politiques inédites provoquées par l’intervention humanitaire ou les mises à l’écart.
En plus de ces trois thèmes de réflexions, le Colloque Terrains d’Asiles développera une réflexion transversale et interdisciplinaire sur les conditions de réalisation des enquêtes sur ces terrains sensibles, souvent d’un accès difficile, sur la position du chercheur et notamment la proximité et la distance de ses analyses et de ses engagements vis-à-vis des experts, des agences onusiennes, militaires et humanitaires, des ayants droit et des associations de victimes.
Programme
Jeudi 18/09 – 9h-13h – Séance plénière
105, bd Raspail, Amphithéâtre
9h-10h30 – Séance d’ouverture
Allocution par Danièle Hervieu-Léger, présidente de l’EHESS
Présentation du colloque par Michel Agier, IRD/EHESS, Programme Asiles
Conférence d’ouverture par Danièle Lochak, Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF), Université de Paris X Nanterre : Face aux mutations des politiques d’immigration et d’asile : les transformations de nos représentations, de nos analyses et de nos engagements
11h-13h – Table ronde 1. Croiser les approches pour aborder les terrains d’asiles(Selon les disciplines, les échelles et les méthodes d’enquête, comment observer et analyser les contextes de violence, désastre, déplacement, confinement et intervention humanitaire ? Quelles collaborations ou confrontations selon les disciplines et les échelles ?)
Président Michel Lussault(Président de l’Université de Tour)
Discutant Didier Fassin (IRIS, Université Paris 13/EHESS)
Intervenants :
Mariella Pandolfi(Université de Montréal)
Kamel Doraï(CNRS, IFPO Damas)
Segolène Barbou des Places(CRUCE, Université de Picardie) (sous réserve)
Federica Sossi(Université de Bergame)
Jeudi 18/09 – 14h30-18h30 – 4 ateliers parallèles
– Gestion des flux. Circulations et contrôles
(105, bd Raspail, salle 2)
Séance animée par Jérôme Valluy, CRPS, Université Paris I (président) et Olivier Clochard, Migrinter, Poitiers (discutant)
- Séverine CARRAUSSE (CADIS, EHESS) L’asile éconduit (frontière sino-coréenne)
- Régis BARBAU (OASIS, Toulouse) Les déboutés du droit d’asile face aux programmes d’aide au retour « volontaire ». La mise à l’écart « aidée » en guise d’alternative à la clandestinité .
– Corps et récits. Représentations de la victime
(105, bd Raspail, salle 7)
Séance animée par Richard Rechtman, IRIS, U. Paris 13/EHESS (président) et Federica Sossi, Université de Bergame (discutante)
- Tiphaine DEQUESNES (IFSI J-B Pussin, Paris) Vécu traumatique, migratoire et résilient des réfugiés Khmers de France : Quand la culture crie en silence.
- Brice Arsène MANKOU (CLERSE, U. Lille1) Production d’un récit par l’association des disparus du Beach au Congo Brazzaville
– Institutions gouvernementales et ONG entre prise en charge, catégorisation et contrôle (1)
105, bd Raspail, salle 8
Séance animée par Didier Fassin, IRIS, U. Paris 13/EHESS (président) et Smaïn Laacher, CEMS (discutant)
- Aurélie AUDEVAL (IRIS, EHESS) Le fichier outil de gestion sociale (Marseille)
- Alexandra FELDER(U. Paris VII) La place assignée et négociée des demandeurs d’asile en Suisse
– Les camps (1. comme espaces de frontières)
(105, bd Raspail, salle 11)
Séance animée par Michel Agier, CEAf, IRD/EHESS (président) et Christiane Vollaire(discutante)
- Azita BATHAÏE (LESC, U. Paris X) Le port de Patras Un espace transitoire à la frontière greco-italienne pour les jeunes migrants Afghans.
- Salah FERHI (CRIEC, UQAM, Montréal) Maghnia, est elle la « petite Sangatte » algérienne ?
Vendredi 19/09 – 9h-13h – 4 ateliers parallèles
– Conflits et négociations dans la production des catégories d’étrangers et de vulnérables
(105, bd Raspail, salle 2)
Séance animée par Marc Bernardot, Université du Havre (président) et Mariella Pandolfi,Université de Montréal (discutante)
- Julie BAUJARD (Université Aix-Marseille I) L’usage du conflit dans la négociation des manifestations de demandeurs d’asile devant le HCR à Delhi
- Lucas GOMEZ (IEP Paris) Bilan et analyse de la politique publique d’assistance intégrale aux populations déplacées par la violence en Colombie
– Pratiques et théories des terrains sensibles
(105, bd Raspail, salle 7)
Séance animée par Rémy Bazenguissa, CEAf, Université de Lille 1 (président) et Florence Bouillon, CEAf (discutante)
- Natalia SUAREZ (GSPM, EHESS) Les enjeux de sécurité et d’éthique dans des enquêtes sur les enclaves des groupes armés irréguliers : le cas de la Colombie
- Pierre TAINTURIER (CEAf, EHESS) Relation d’aide et relation ethnologique dans et sur l’action humanitaire au Maroc
- Frédérique DEVILLEZ (EHESS) Autour de/face à/ derrière la caméra : stratégies et enjeux de représentation de soi de l’institution, des habitants et d’une cinéaste-anthropolog ue dans un centre pour demandeurs d’asile.
– Institutions gouvernementales et ONG entre prise en charge, catégorisation et contrôle (2)
105, bd Raspail, salle 8
Séance animée par Jérôme Valluy, Université Paris I (président) et Annie Collovald, Université de Nantes (discutante)
- Marie-Laure BASILIEN (Univesité Paris 3) Les clandestins de Mayotte et l’accès aux soins : un droit dérogatoire versus les droits fondamentaux
- Giulia Scalettaris (CEAf, EHESS) Les catégories institutionnelles à l’œuvre dans la gestion de la mobilité des Afghans
– Les camps (2. comme espaces politiques, culturels, urbains)
(105, bd Raspail, salle 11)
Séance animée par Michel Agier, CEAf, IRD/EHESS (président) et Véronique Lassailly-Jacob, Migrinter, Université de Poitiers (discutante)
- Alice CORBET (CEAf, EHESS) Évolution des camps de réfugiés : l’exemple des camps sahraouis
Vendredi 19/09 – 14h30-18h30 – Séance plénière
105, bd Raspail, Amphithéâtre
14h30-16h30 – Table ronde 2. Au sein des organisations internationales dans la gestion des crises(Comment saisir les contraintes, stratégies et tensions qui conditionnent les prises de décision dans les grandes institutions internationales agissant dans le domaine de l’asile, de la gestion des flux et des réfugiés ?)
Président Emmanuel Terray(EHESS)
Discutant Michel Agier, (CEAf, IRD/EHESS)
Intervenants :
Barbara Harrell-Bond (Université du Caire) à propos du HCR,
Jalal Al Husseini (IFPO, Amman), enquête sur l’UNRWA,
David Ambrosetti,(CNRS, ISP), enquête sur les ONGI,
André Guichaoua (IEDES, Université Paris I), à propos de l’intervention internationale en Afrique centrale,
16h45-18h30 – Séance de clôture
Président Jérôme Valluy (Université Paris I)
Conférence de clôture par Jonathan Benthall, University College London Department of Anthropology : « Désastre–médias– aide humanitaire : Un système en déroute ? »
Débat général
18h30-20h – Cocktail africain
Salle de réunion du Centre d’Études Africaines, 96 bd Raspail, 2e étage
Samedi 20/09 – 9h30-12h30 – Séance plénière
(105, bd Raspail, Amphithéâtre)
Forum « Terrains d’asile, une confrontation acteurs-chercheurs »
Présidence, animation et rendu des principales conclusions du colloque par Rémy Bazenguissa(CEAf, Université de Lille 1) et Richard Rechtman (U. Paris 13/EHESS), avec la participation des autres membres du comité scientifique du colloque (Michel Agier, Marc Bernardot, Didier Fassin, Jérôme Valluy) et de spécialistes invités du domaine dans les organisations gouvernementales et non gouvernementales.
L’épreuve de l’injustice
Université de Fribourg
« Si le mot “inégalité” ne vous fait pas tressaillir, peut-être serez-vous plus sensibles au mot “injustice” ». Ainsi commençait en mars 2006 un appel lancé par la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés dans cinq grands quotidiens français. Au-delà de la situation particulière du logement social dans ce pays, cette exhorte traduit un changement significatif : le constat d’un glissement des inégalités sociales vers les injustices sociales sur l’agenda socio-politique. Si demeure la question de fond du moment à partir duquel une inégalité devient une injustice, force est en effet de constater une tendance lourde, celle de l’expression croissante des problèmes sociaux sous l’angle de l’injustice. Comment comprendre pourtant pourquoi, aujourd’hui, l’expérience sociale se donne à voir comme une suite d’épreuves individuelles ? En quoi la transformation des inégalités, leur “individualisation”, à tout le moins l’attention portée aux inégalités dynamiques affectant les trajectoires sociales des individus, participent-elles à alimenter le sentiment d’injustice devant les évènements qui affectent nombre de nos concitoyens ? Dans quelle mesure cette centration sur les épreuves individuelles, souvent lues sous le prisme de l’injustice quand elles se retournent contre soi, alimente-elle une logique victimaire, faisant de la victime le centre de l’attention publique ?
C’est à l’examen de la place aujourd’hui prise par l’injustice dans l’expérience individuelle comme sur la scène sociale qu’invite ce nouveau cycle de conférences publiques organisé par la Chaire de Travail social et politiques sociales. Il s’attachera notamment à éclairer les enjeux d’une thématisation des problèmes sociaux sous la figure de l’injustice.
21 février 2008
Robert CASTEL, Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris
Le modèle républicain face à la discrimination négative
6 mars 2008
Jean KELLERHALS, Professeur de sociologie, Université de Genève
Le sentiment de justice
13 mars 2008
Danilo MARTUCCELLI, Professeur de sociologie, Université Charles-de-Gaulle – Lille 3
L’injustice au prisme de l’individuation
3 avril 2008
Véronique GUIENNE, Professeure de sociologie, Université de Nantes
Les inégalités injustes
10 avril 2008
François DUBET, Professeur de sociologie, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris
La polyarchie des principes de justice
17 avril 2008
Jean-Claude WOLF, Professeur de philosophie, Université de Fribourg
La justice : réalité ou fiction ?
24 avril 2008
Patrick SAVIDAN, Maître de conférence en philosophie, Université de Paris Sorbonne – Paris IV
Quelle justice sociale ? Quelle égalité des chances ?
8 mai 2008
Mohamed NACHI, Professeur de sociologie, Université de Liège
Le sens du juste et de l’injuste : approche comparative et analyse socio- pragmatique
15 mai 2008
Marc-Henry SOULET, Professeur de sociologie, Université de Fribourg Des inégalités aux injustices
