Lorna Rhodes
mars 18, 2008
Lorna Rhodes, que nous avons modestement contribué à faire connaître à un public francophone (cf. Fernandez F., Lézé S., « Punir jusqu’à la lie », L’Homme, Revue française d’anthropologie, n°180) vient à Paris pour un cycle de conférences. Voici les dates de ces interventions :
Iris, Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux
Lorna Rhodes
directrice d’études invitée à l’EHESS
Mercredi 26 mars, de 14 à 18h, salle 1, 105 boulevard Raspail
Devenir un cas pour soi-même. Le confinement en quartier de haute sécurité et le rêve d’une citoyenneté psychiatrique dans le cadre du séminaire Retour sur les inégalités sociales du PRI Médecine, Santé, Sciences sociales et du PPF Santé, Soins, Politiques sociales (au cours de cette séance, Richard Rechtman interviendra aussi sur le handicap psychique)
Mercredi 2 avril, de 11h à 13h, salle 7, 105 bd Raspail
Les quartiers de haute sécurité états-uniens et la trajectoire de l’exception dans le cadre du séminaire de Didier Fassin Travail moral et sens politique
Mercredi 16 avril, de 15h à 17h, salle 8, 105 bd Raspail
Racialisation et univers pénitentiaire aux Etats-Unis. Des statistiques à l’ethnographie dans le cadre du séminaire de Didier Fassin et Eric Fassin La racialisation en question. Constructions nationales et circulations transnationales
Les exposés seront en anglais, mais feront l’objet d’une traduction en français. Professeur d’anthropologie à l’Université de Washington, Seattle, Lorna Rhodes est l’une des meilleures spécialistes du monde psychiatrique et de l’univers carcéral aux Etats-Unis. Elle a notamment publié Emptying Beds. The World of an Emergency Psychiatric Unit (University of California Press, 1991) et Total Confinement. Madness and Reason in the Maximum Security Prison (University of California Press, 2004)


Elle interviendra par ailleurs le mardi 1er avril au soir à la MSH dans le cadre de la rencontre mensuelle du Groupe interprofessionnel des prisons. Elle est également désireuse de rencontrer des étudiants et des chercheurs travaillant sur l’univers carcéral en France.
La cour des miracles
février 1, 2008

Vient de paraître, le livre de Sophie Houdart
Etude d’un laboratoire japonais, dans les années 1990, au sein duquel les chercheurs ont décrit un gène de l’homosexualité chez la drosophile. L’auteure tente d’y saisir l’articulation entre l’appartenance à la société japonaise et l’appartenance à la communauté scientifique internationale, dont le fonctionnement est -se plaît-on à penser- largement indépendant de normes culturelles ou sociales.
Milieu des années 1990. Des chercheurs japonais décrivent un gène de l’homosexualité chez la mouche drosophile. Une ethnologue est parmi eux, à assister à la mise en événement de cet objet singulier… Lieu de toutes les transformations, le laboratoire japonais met en jeu la grande opposition traditionnelle entre la nature et la culture. Comment peut-on être japonais et scientifique? Comment peut-on appartenir à l’un et l’autre monde? A la manière d’un roman policier et sur la base d’une enquête détaillée, l’auteur livre ici les clés pour comprendre ce qui est mis en oeuvre pour tenir cette délicate position dans un laboratoire japonais de génétique du comportement. Par le chas de l’aiguille que constitue l’étude d’un laboratoire et d’un seul, l’auteur parvient,dans ce récit superbement écrit et rythmé, à interroger l’Asie, l’Europe, leurs relations et la manière dont une science parvient à l’universalité.
Ethnologue, Sophie Houdart est chercheur au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative ( Paris X- Nanterre). Elle a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2006.
CNRS ÉDITIONS 351 pages Parution: 24 Janvier 2008 Prix: 25 euros