Genres: normes et transgressions
avril 13, 2008
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CYCLE DE FILMS ET SEMINAIRE / SAISON 2007/2008 La Maison Populaire de Montreuil et le Cinéma Le Méliès invitent cette année le peuple qui manque qui proposera et présentera d’octobre 2007 à mai 2008 un panorama de films rares, documentaires, vidéos d’artistes, cinéma d’avant-garde, retraçant une brève histoire du cinéma des corps et des identités, depuis les années 70, des mouvements de libération des femmes et d’affirmation des minorités sexuelles jusqu’au cinéma queer contemporain. Mercredi 16 avril 2008 à 20h Kathy Acker / David Wojnarowicz Au cinéma Le Méliès Séance en présence de Marion Scemama, François Pain et Laurence Viallet (Fondatrice des éditions Désordres). David Wojnarowicz et Kathy Acker ont ciselé leur art de colère et de désir « comme des armes imaginaires de résistance aux pouvoirs établis ». Cette séance est consacrée à ces deux magnifiques écrivains, performeurs, vidéastes qui ont évolué dans l’East Village new-yorkais des années 80-90, quartier cosmopolite de la scène punk et artistique underground, où squatters, travestis, prostitués, junkies et artistes fauchés se côtoyaient. Artiste éruptive de la contre-culture, Kathy Acker illumine cette scène new-yorkaise des années 70-90, avec un travail schizophrénique de la langue qui s’articule à une critique sociale, et une recherche en partie autofictionnelle d’exploration d’identités morcelées et androgynes, annonciatrice des féminismes queer contemporains. « Kathy Acker (1947-1997) a laissé derrière elle quelque vingt-cinq années passées à se battre avec l’écriture, ainsi qu’une quinzaine de romans underground évoquant sang, sexe et folie. Petite fille de la Beat Generation et grand-mère des riot girls, la sulfureuse Kathy Acker, auteure atypique et décadente, n’a eu de cesse de crier sa liberté, éternellement à contre-courant. Acker était une artiste en rupture de tout. De la littérature classique, qu’elle remettait en cause avec véhémence ; de la bourgeoisie, dont elle se méfiait ; du féminisme traditionnel, qu’elle évitait scrupuleusement ; des machos, qu’elle détestait. Burroughs punk et nymphomane, mais aussi la grand-mère du mouvement post féministe fortement teinté de lesbianisme. » Extraits de “Kathy Acker, à coeur et à cris“, Patrick Thévenin
The blue tape de Kathy Acker et Alan Sondheim (1974, 55’)
de David Wojnarowicz, Marion Scemama et François Pain (1989-1998, 30′)
Programmation: Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff
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David Wojnarowicz a décrit par son art hallucinatoire la faune interlope de l’East Village, ses rencontres sexuelles furtives et anonymes, sa révolte politique contre la société américaine, son homophobie et son ultra-conservatisme face à l’épidémie du sida, notamment.
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