Fabrice FERNANDEZ

Santé et problèmes sociaux

Ethique de la recherche en sciences sociales

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Association Française des Anthropologues Programme Anthropologies de la santé MMSH  

Alice Desclaux et Ghislaine Gallenga ont le plaisir de vous inviter à la conférence : Comités et codes d’éthique en anthropologie : Garantie ou contrainte ? Will Van den Hoonaard  

AIX-EN-PROVENCE, MMSH, salle 101
Vendredi 16 mars à 10h.

De plus en plus, en France comme au plan international, les projets de recherche en anthropologie, ou plus largement en sciences humaines et sociales, doivent être soumis à des comités d’éthique pour pouvoir être financés ou autorisés. Les avis de ces comités traduisent généralement une approche normative, souvent centrée sur quelques points saillants considérés comme relevant de l’éthique de la recherche : gestion de la confidentialité , obtention du consentement des participants avant de débuter le recueil de données, soumission d’un protocole étroitement défini, etc… Cette approche est peu acceptable en anthropologie, pour plusieurs raisons d’ordre méthodologique et épistémologique, et suscite depuis peu des réactions critiques. Faut-il, en réponse à cette formalisation de l’éthique, que les anthropologues se dotent eux-mêmes d’outils formalisés (codes, manuels), disponibles dans de nombreux pays (USA , Grande-Bretagne, Brésil, Inde, etc.) mais auxquels la profession a toujours été réticente en France ? D’autres options sont-elles possibles ?
Will Van den Hoonaard, sociologue canadien, a coordonné une commission, le Social Sciences and Humanities Rzsearch Ethics Special Working Committee (SSHWC), qui a été chargée d’établir un état des lieux des avantages, inconvénients et limites de la soumission de projets en sciences sociales aux critères appliqués par le Tri-Council Policy Statement on the Ethical Conduct for Research Involving Humans (TCPS). La commission a produit un rapport contenant des recommandations, publié en 2004 par l’Interagency Advisory Panel on Research Ethics d’Ottawa. Son analyse des limites et effets pervers des outils éthiques canadiens offre une base de réflexion pour le choix d’une stratégie dans ce domaine qui permette à la fois d’améliorer le niveau éthique et le niveau scientifique des travaux en sciences sociales.

Rédigé par fabricefernandez

mars 15, 2007 à 1:38

Publié dans Enseignement

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