Ségrégation et état de santé
février 7, 2007
Vient de paraître :
« Des indicateurs de santé moins favorables pour les habitants des Zones urbaines sensibles »
Caroline Allonier, Thierry Debrand, Véronique Lucas-Gabrielli, Aurélie Pierre
La création des Zones urbaines sensibles (ZUS) répond à un phénomène de ségrégation spatiale, correspondant au regroupement, dans une zone déterminée, de personnes défavorisées. Cette ségrégation peut affecter l’état de santé du fait de la concentration de la pauvreté et d’une moindre qualité de l’habitat et de l’environnement. L’objectif de cette étude est de décrire l’état de santé des habitants des ZUS, à partir des données de l¹enquête décennale Santé 2002-2003.
D’après cette enquête, près du tiers des résidants en ZUS (32 %) se jugent en mauvaise santé contre un quart des personnes qui ne vivent pas en ZUS (26 %). Ils sont respectivement près de 23 % et de 20 % à déclarer au moins une incapacité.
Les analyses, toutes choses égales par ailleurs, confirment que le fait de vivre en ZUS augmente la probabilité de se déclarer en mauvaise santé. En croisant le fait de vivre en ZUS avec le statut d¹occupation des logements, la situation apparaît plus défavorable pour les locataires et plus particulièrement pour ceux qui résident dans un logement social.
Les déterminants de l’état de santé (l’âge, le sexe, la catégorie socioprofessionnelle, le niveau d’études) sont globalement identiques pour les habitants des ZUS et ceux vivant hors ZUS mais leur impact semble renforcé en ZUS.
Pour télécharger la synthèse :
http://www.irdes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum117.pdf
Pour commander la synthèse :http://www.irdes.fr/Diff/bdc/rap07/qes117.htm
Pour s’abonner aux bulletins d’information “Questions d’économie de la santé” :http://www.irdes.fr/Diff/bdc/abont/abon_qes.htm
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